À l'ère des explorateurs
De L’Astronomie au Québec.
Les navigateurs et les explorateurs se fient aux astres pour la navigation dès les premières phases de l’exploration de la Nouvelle-France.
Toutefois, à cette époque les moyens techniques peu performant rendaient la détermination de sa position des plus hasardeuse
- La lunette astronomique a été inventée en 1609
- Les logarithmes en 1624
- Le sextant en 1731
- Chronomètre de marine 1761
C’est au père Récollet Joseph LeCaron que l’on doit la première observation astronomique proprement dite, lorsque qu’il observe une comète alors qu’il hiverne chez les Montagnais près de Tadoussac, le 30 novembre 1618.
Il s’agit probablement d’une des deux comètes observées par Kepler le 29 novembre de la même année.
Les Jésuites
Au XVIIe siècle, les Jésuites observent dix éclipses lunaires et sept éclipses solaires.
Ils ont aussi observé des comètes:
« La comète qui s’est fait voir icy, depuis fin janvier jusqu’au commencement de mars, a été bientôt suivie de malheurs, dont ces astres de mauvais augure sont les avant-coureurs. », Père Jérôme Lalemant (1660).
Il s’agissait de la comète Ikeya-Zhang de retour en 2002. Tous les Jésuites ne sont pas aussi superstitieux. En effet, le père François LeMercier rapporte l’observation de deux comètes entre le 29 novembre 1664 et le 11 avril 1665, en notant leur position en degrés et minutes par rapport à des étoiles brillantes.
Jean Deshayes
Bien que Deshayes soit un astronome formé par Cassini, il exerce la profession d’hydrographe. Il vient pour la première fois au Canada en 1685 pour un relevé hydrographique du Saint-Laurent. Cette carte sera utilisée jusqu’à la fin du Régime Français. Il enseigne l’hydrographie à Québec de 1703 à sa mort le 18 décembre 1706. Le 10 décembre 1685, il note l’heure à laquelle la Lune quitte l’ombre de la Terre lors d’une éclipse. Cette observation permettre à l’astronome français Jean Dominique Cassini d’établir la longitude de Québec
Le Père Joseph-Pierre de Bonnécamps
Professeur d’hydrographie de 1741 à 1759, date de la fermeture du Collège des Jésuites. En 1749, il participe à une expédition dans l'état d'Ohio, pour dresser une carte. Les conditions de travail sont alors très pénibles. En 1755, dans une lettre à l’astronome français Joseph-Nicolas Delisle, il écrit : « …on part à une ou deux heures du matin, et on ne campe que longtemps après le coucher du soleil. Si on fait des stations, ce n’est que dans de mauvais temps qui permettent aussi peu d’observer que de marcher »
Avec Lotbinière, il améliore la valeur de la longitude de Québec et obtient 72°30´, une erreur de 4 minutes 12 secondes soit 80 km.